Conseils de la Nature, par Eve Paquin.

L’hysope, pour une purification tout en douceur.

L’hysope, cette petite plante aux magnifiques fleurs bleu-mauve, était utilisée dans l’Antiquité sur le plan spirituel et médicinal.  Elle était considérée comme une plante sacrée par les Hébreux qui s’en servait pour purifier tel qu’ordonné par Dieu à Moïse. En Egypte et au Moyen-âge on s’en servait contre la lèpre et la peste en fumigeant les malades et leur environnement, car ces maladies étaient une incarnation du mal. 
 
L’hysope a des propriétés toniques, antiseptiques, digestives, expectorantes et diurétiques.  C’est en effet un puissant expectorant qui liquéfie et diminue les sécrétions pulmonaires.  On s’en sert  pour l’asthme, les bronchites, le rhume, les grippes, la coqueluche et la tuberculose.  Elle est aussi une experte des infections et elle stimule le système immunitaire.  À ce propos, selon une étude, elle agirait sur le virus du SIDA.  Elle stimule aussi les reins et les soulages des infections. 
 
Du côté du système digestif, l’hysope améliore la digestion et l’assimilation des aliments.  Elle donne une bonne haleine et soulage les gaz et les ballonnements.  Pour profiter de ces effets au maximum, voici la recette d’herbe de Provence que vous pouvez utiliser dans tous les genres de plats : de la soupe, salade, omelette en passant par les viandes, gibier, poisson jusqu’au dessert tel que les tartes et compotes.   Vous n’avez qu’à bien mélanger ensemble les ingrédients ci-dessous et en parfumer vos plats préférés.

 
Herbes de Provence:
2 parts de marjolaine
2 parts d’origan
2 parts de sarriette
2 parts de sauge
2 parts de serpolet
2 parts de thym
1 part d’hysope
1 part de romarin
 
      Il ne faut pas oublier non plus que l’hysope en infusion aide à faire tomber la fièvre, à désinfecter les plaies et à faire disparaitre les bleus.  Elle relaxe aussi doucement le système nerveux et permet de récupérer de l’épuisement.  Elle soulage les douleurs musculaires lorsque vous ajoutez cette même infusion dans l’eau du bain.
 
      C’est une belle plante passe-partout qui chasse la négativité et purifie l’environnement.  Elle est facile à intégrer dans les recettes de tous les jours et vous enchantera pas ses usages variés.  On dit même qu’elle est utile pour mieux apprendre à vivre avec notre culpabilité !
 
· Les recettes sont tirées des cours Herb Art 1 et 2 de l’Herbothèque.
                                                    Eve Paquin, Herboriste en formation

Le printemps et le chardon-Marie, deux inséparables !

Le chardon-Marie, cette petite plante vert brillant aux feuilles nervurées blanches tient son nom d’une légende.  Selon celle-ci la vierge Marie, voyageant  d’Égypte en Palestine, avait donné le sein à l’enfant Jésus près d’un bosquet de chardon.  Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles créant ainsi ses belles nervures.  Le chardon-Marie est principalement un protecteur du foie et un antioxydant, mais anciennement on l’utilisait aussi beaucoup contre la dépression.
 
            Ses bienfaits sur le système digestif sont reconnus depuis l’Antiquité : il régénère les cellules hépatiques, il rend les membranes des cellules du foie moins perméables aux substances dangereuses et désintoxique l’organisme des produits chimiques de synthèse.  De nos jours on peut l’utiliser pour aider le foie à se débarrasser des déchets toxiques lors de chimiothérapie.  Le chardon-Marie a aussi un rôle d’antioxydant dix fois supérieur à la vitamine E.  Il est excellent combiné avec le gingembre contre le mal des transports  et cette formule est un must contre la gueule de bois.
 
            Pour les femmes, il aide à gérer le surplus d’œstrogènes dans le corps, donc il est utile pour les règles, la ménopause et l’endométriose.  Il améliore aussi le contrôle de la glycémie, donc il serait bénéfique pour les diabétiques.  A cause de son effet nettoyant sur le foie, il soulage aussi les maladies de peau tel que le psoriasis et l’acné.
 
            En plus de le prendre en tisane ou en concentré liquide (ce qui est la meilleure manière selon moi, car le goût est assez prononcé), on peut facilement l’utiliser pour remplacer le café tout en énergisant notre organisme et en calmant notre mélancolie.
 
Café de racines
1 part de racines de chicorée
1 part de racines de pissenlit
1 part de graines de chardon-Marie
Broyer en poudre les ingrédients et mélanger ensemble.  Prendre 15 ml de mélange par tasse d’eau bouillante.  Prendre 2 ou 3 fois par semaine.
           
            Il ne faut pas passer sous silence aussi que le chardon-Marie a les meilleurs effets contre les allergies de toutes sortes : le rhume des foins, les crises d’asthme et d’urticaire, le mal de mer, d’avion ou de voiture.  Il est idéal comme cure de printemps afin de désengorger le foie et par extension tout le corps des excès de l’hiver.  C’est un incontournable à avoir dans sa pharmacie naturelle, surtout en cette saison, pour booster le système immunitaire, soulager le foie et chasser la dépression hivernale ! 
 
· Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
                                                    Eve Paquin, Herboriste en formation

L’arnica, une plante choc !

            L’arnica, cette petite plante robuste jaune-orangé, est connue depuis l’Antiquité et a été utilisée par plusieurs grands herboristes dans toutes les époques de l’histoire.  Ce n’est pas surprenant, car elle a des propriétés analgésiques, anti-ecchymotiques (contre les bleus), anti-inflammatoires, antiseptiques, cicatrisantes et vulnéraires (qui aide à la guérison des plaies).  L’arnica est donc la reine des chocs, des blessures et des ecchymoses et c’est définitivement une plante d’urgence.
 
            Cette adorable petite plante à l’allure ébouriffée est à son meilleur lorsqu’elle est utilisée en onguent, en huile de macération ou en concentré liquide appliqué sur la peau..  Elle soulage les élongations musculaires, les déchirements musculaires, les claquages musculaires, les entorses, les fractures, les bursites et toutes les douleurs articulaires… même lorsqu’on se cogne le petit orteil.
 
            Ce qui est merveilleux avec l’arnica c’est qu’on peut l’utiliser aussi en granules homéopathiques (Arnica Montana) pour les chocs physiques ou émotifs tel qu’accident, douleur, blessure et traumatisme.  Vous pouvez combiner les granules et l’onguent pour un traitement des plus efficaces et  complet.
 
            L’onguent d’arnica soulage aussi les démangeaisons, la sensation de brûlure lors d’engelure, les bleus, les coups, les varices et toutes les sortes de piqûres.  Voici la recette d’onguent indispensable à toute bonne pharmacie naturelle :
 
Onguent « Premiers secours » à l’arnica
 
· Huile de macération d’arnica
· Cire d’abeille
 
Il faut d’abord faire son huile d’arnica en remplissant un pot de verre de fleurs d’arnica et en les recouvrant d’huile d’olive.  On laisse macérer 21 jours au soleil et on filtre le tout.  Ensuite on met 1 tasse d’huile d’arnica dans un contenant en verre dans une casserole remplie d’eau (principe du bain-marie) et on ajoute ¼ de tasse de cire d’abeille en petits morceaux.  On chauffe et on laisse fondre complètement en brassant bien.  On transvide dans des pots en verre ambré de préférence.  L’onguent va prendre la bonne consistance en refroidissant.  Garder à l’abri de la lumière dans un endroit sec.
 
            Il faut tenir compte des précautions suivantes en utilisant l’arnica : ne pas utiliser par voie interne (pas de tisane), on ne l’applique pas sur une plaie ouverte et on dilue le concentré liquide si on l’applique sur la peau.  De toute manière la méthode la plus performante et la plus facile d’utiliser l’arnica demeure l’huile de macération ou l’onguent.  J’en garde toujours un pot dans ma sacoche, surtout avec une fille gymnaste !
 
· Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
                                                    Eve Paquin, Herboriste en formation

La rose, bien plus qu’une histoire d’amour.

Saviez-vous que l’impératrice Joséphine, épouse de Napoléon, a créé le premier jardin de roses au manoir Malmaison… et il fit sensation, car il était composé de près de 250 espèces et variétés de ces magnifiques plantes !  Les roses sont aussi un must pour votre pharmacie naturelle, car elles sont astringentes, aphrodisiaques, nervines, rafraîchissantes, analgésiques, laxatives, diurétiques et toniques.
 
            L’huile essentielle de rose est reconnue pour soulager la dépression et la tension nerveuse.  Elle calme aussi les maux de tête et les douleurs du nerf sciatique.  Le cynorrhodon (fruit charnu du rosier sauvage ou de l’églantier) aide à faire baisser la pression artérielle et renforce le système immunitaire, car il augmente la résistance de l’organisme aux maladies et aux épidémies.  L’huile de rose est indiquée pour les troubles circulatoires.  On peut donc s’en servir de multiples manières, mais juste son odeur apporte un réconfort à l’être tout entier.  Voici une recette de bains de pieds qui est recommandée contre les palpitations cardiaques, la tachycardie, la nervosité et les angoisses.
 
Bain de pied à la rose
 
Une poignée de pétales et de boutons de rose
1 litre d’eau
 
On dépose les pétales dans un bac assez grand pour entrer les deux pieds et on verse de l’eau chaude sur les pétales.  On trempe les pieds environ 20 minutes en s’assurant bien que l’eau monte aux chevilles et recouvre bien tous les pieds.
 
            En plus de travailler au niveau du système nerveux et du système circulatoire, la rose contribue grandement au bien-être du système respiratoire.  L’infusion concentrée et le sirop de rose sont des fortifiants pulmonaires en plus d’être de bons toniques généraux.  La confiture de rose soigne même les bronchites et les grippes.  Le miel de pétales de rose est indiqué pour soigner la toux, l’enrouement et les maux de gorge.
 
            Pour les femmes, la rose régularise les menstruations et traite les règles abondantes et irrégulières.  Il est recommandé d’inhaler l’huile essentielle de cette plante en période prémenstruelle afin de nourrir l’âme, d’aider l’estime de soi et bien sûr pour son pouvoir aphrodisiaque.  Donc, messieurs, achetez des roses à votre amoureuse une fois par mois ; ça va la mettre de super bonne humeur et ça va faire baisser votre pression !
 
· Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
            Eve Paquin, Herboriste en formation

Il fait un boulot extraordinaire : le bouleau blanc.

Arbre très ancien (environ 30 millions d’années), le bouleau blanc est l’arbre préféré des Russes ; on n’a qu’à regarder leur littérature, leurs chants et leurs arts pour voir toute l’ampleur de leur amour pour cet arbre.  C’est aussi le préféré des Amérindiens, car toute leur culture s’est développée autour des bouleaux.
 
            Cet arbre à l’écorce s’exfoliant en feuillets a des propriétés anti-inflammatoires, antirhumatismales, antiseptiques, cicatrisantes, dépuratives, diurétiques et sudorifiques.  Ce qui rend ses usages très variés même si sa principale propriété est d’être un diurétique doux.
 
            On s’en sert comme cure de printemps en tisane pour désintoxiquer l’organisme ou encore en cure de 30 bains pour les troubles internes et externes.  Le bouleau blanc agit sur la peau et soulage l’eczéma, l’acné, le teint brouillé et la perte de cheveux.  Il est aussi très bon pour nettoyer le sang et pour drainer la lymphe.  Il permet d’éliminer les déchets qui se sont accumulés dans l’organisme, dans les articulations ou dans la peau.
 
Cure de 30 bains
Feuilles de bouleau blanc
Mettre deux poignées de feuilles de bouleau blanc dans une casserole et remplir d’eau.  Amener à ébullition et laisser infuser 15 minutes.  Verser dans l’eau du bain.  Prendre 1 ou 2 bains par semaine, jusqu’à en avoir pris 30.
 
            Grace à ses propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires il est utile lors de diarrhée, car il n’irrite pas les reins.  On en prend aussi en infusion chaude pour la digestion difficile, les crampes, les ulcères, les abcès et les vers intestinaux.  Son écorce a été longtemps utilisée en crème, en liniment ou en bain pour soulager la douleur de l’arthrose, les douleurs au bas du dos et les douleurs rhumatismales.  Voici une petite recette d’huile médicinale dédiée à ces usages :
 
Huile anti-inflammatoire de bouleau
· Huile de macération d’écorce de bouleau blanc
· Huile essentielle de bouleau noir ou de thé des bois
Ajouter à une huile d’écorce filtrée (on laisse macéré de l’écorce de bouleau 21 jours dans une huile d’olive ou autre) de 5 à 20 % d’huile essentielle, par exemple, pour 50 ml d’huile on ajoute 2.5 à 10 ml d’huile essentielle.  Frotter sur les articulations ou les muscles endoloris.  (Prendre note 1ml d’huile essentielle est égal à 30 gouttes.)
 
            Tout comme les Russes qui avaient l’habitude d’attacher un ruban rouge autour d’une branche de bouleau pour être protégés ou pour se débarrasser du mauvais œil, nous pouvons nous aussi utiliser le bouleau pour protéger notre corps contre bien des malaises et des maux.
 
· Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
                                                    Eve Paquin, Herboriste en formation

Le sapin … pas seulement pour Noël !

            Le sapin, ce conifère qui fait partie de notre patrimoine, est intimement lié avec le temps des fêtes, les réjouissances et l’hiver.  Son utilisation à des fins médicinales date du temps où seuls les  Amérindiens peuplaient notre vaste continent.  Ils se servaient de la résine transformée en pommade contre les piqûres et les blessures diverses, entre autres choses.
          Le sapin a des propriétés analgésiques, antiseptiques, antispasmodiques et expectorantes qui en font un allié pour le système respiratoire.           On peut s’en servir pour les bronchites, les pneumonies, le rhume, la grippe et l’asthme.  On utilise, à ces fins, les huiles essentielles de sapin et de lavande diluées dans une huile végétale en friction sur le thorax en avant et en arrière ou encore les jeunes pousses du sapin comme dans la recette suivante : 
Miel de sapin 
            - Jeunes pousses de sapin
            - Miel 
            On récolte les jeunes pousses au printemps de préférence et on les hache menues avant de les mettre dans un pot et de les couvrir de miel liquide en s’assurant qu’il ne reste pas de bulles d’air dans le pot. On laisse reposer trois semaines et on brasse de temps en temps pour activer la macération.  On filtre avec un tamis.  On conserve pour donner lors d’infections du système respiratoire, car le miel de sapin aide à faire sortir le mucus et à adouccir la gorge tout en combattant les virus et les bactéries. Personnellement lors de toux et de rhume je me fais une tisane avec du thym séché et j’ajoute une bonne cuillère à soupe de miel.
 
            On peut prendre des infusions de jeunes pousses fraîches ou séchées pour les ulcères d’estomac, le mauvais fonctionnement du système urinaire ou pour ranimer un système nerveux qui est à plat.  On peut aussi faire une cure contre les maladies respiratoires au printemps en avalant au coucher une bonne larme de résine pure durant sept jours consécutifs.  C’est aussi une bonne plante à prendre lors d’un sevrage au tabac, car il aide à expulser le mucus carbonisé et nettoie le sang et la lymphe.
 
            Qu’on l’utilise en huile essentielle, en résine ou en tisane de jeunes pousses, le sapin est un must pour le système respiratoire en hiver.  Donc appréciez ce merveilleux conifère en plein air dans son état naturel ou à l’intérieur rempli de décorations en cette période de fêtes.
Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une bonne année en santé !
 
· Les recettes sont tirées des cours Herb Art de l’Herbothèque.
 
                                                                                                         Eve Paquin
                                                                                                         Herboriste en formation

La sauge, une incontournable pour tous.

Utilisée depuis l’Antiquité, la sauge est passée de plante qui avait le pouvoir de ressusciter les morts, à celle qui pouvait réunir les couples brisés ; on pouvait braver la peste en buvant le ‘’vinaigre des quatre voleurs’’ qui contenait de la sauge et bien sûr c’était la plante par excellence pour chasser les mauvais esprits et les mauvaises influences.  Pas étonnant avec une telle réputation qu’on s’en serve aujourd’hui pour tant de choses autant en cuisine qu’en cosmétique et en utilisations médicinales grâce à ces 18 propriétés thérapeutiques.
 
            On connait d’abord la sauge pour sa capacité à diminuer la transpiration des pieds, du corps et aussi pour apaiser les sueurs nocturnes lors de fièvre ou encore dans les cas de ménopause.  Elle est souvent utilisée en infusion pour ralentir la chute des cheveux et pour accélérer la guérison des plaies, des coupures et des blessures.
 
            En rince-bouche ou en dentifrice la sauge lutte contre les infections comme les abcès, les gingivites, protège contre la carie et est rafraîchissante.  Elle est aussi reconnue pour rétablir le niveau de sucre dans le sang, activer la circulation et fortifier le cœur.  La sauge stimule le système digestif, ouvre l’appétit, lutte contre la paresse des reins et régularise les règles.
 
            Un autre domaine où elle excelle c’est pour fortifier le système nerveux.  On recommande la sauge pour la grande nervosité, les états dépressifs et la perte de mémoire.  Voici une petite recette à cet effet :
 
Infusion pour la dépression
Une pincée de sauge
Une pincée de camomille
Une tasse d’eau chaude
Boire, chaude ou froide, dans la soirée avant d’aller dormir pour s’assurer d’un sommeil réparateur.
 
            La sauge est vraiment une plante pour tout le corps et pour tout le monde.  Je pourrais encore en parler en profondeur, car elle fait tellement plus que chasser les mauvaises énergies et ressusciter les morts comme le croyaient les Gaulois … elle ressuscite le corps en entier !
 
Les recettes sont tirées des cours Herb Art de l’Herbothèque.
Eve Paquin  Herboriste en formation
 

La coriandre une petite graine vraiment étonnante.

          Dans le folklore ancien la coriandre avait la propriété de rendre immortel et aussi celle de chasser les démons lorsqu’on en jetait une poignée dans un feu.  Aujourd’hui  les propriétés de la coriandre qui sont intéressantes pour notre santé sont les suivantes : digestive, diurétique, antiseptique, antistress, apéritive et stimulante.  Les petites graines rondes de la coriandre sont très riches en vitamines et en minéraux tel que le calcium, le fer, le potassium, le magnésium, le zinc et les vitamines B et C.  On s’en sert beaucoup dans la cuisine latino-américaine, espagnole et orientale dans des recettes comme le cari et le garam masala.
           
            On peut prendre la coriandre en tisane lors de digestion difficile, de flatulences, pour éliminer les toxines par les reins et pour réduire la formation de mucus dans l’organisme.  À ce propos voici une recette pour prévenir le rhume et réchauffer le corps :
 
Infusion réconfortante contre le rhume
 
28 g de gingembre frais haché ou râpé
1 bâton de cannelle en morceaux
5 ml de graines de coriandre
3 clous de girofle
1 tranche de citron
1 litre d’eau
Laisser mijoter tous les ingrédients 15 minutes à feu doux.  Filtrer et boire une tasse aux deux heures.
 
            Cette herbe a plusieurs autres usages à un point tel que les chinois en avait fait un remède universel.  On peut utiliser les graines broyées en cataplasmes pour soulager les douleurs rhumatismales, musculaires et articulaires.  La coriandre aide aussi le corps à se débarrasser de l’accumulation des métaux lourds avec lesquels nous sommes de plus en plus en contact dans le monde actuel (mercure dans le poisson, aluminium dans les antisudorifiques, etc.). Il est intéressant aussi de savoir que la coriandre est aphrodisiaque au même titre que le gingembre et le carvi, donc on ne se gêne pas d’en ajouter à nos plats !
           
            La coriandre en feuilles ou en graines est donc une herbe essentielle à cultiver ou du moins à conserver dans l’armoire à épices ou à pharmacie.  Ou encore mieux dans votre sac, car mâcher une poignée de graines de coriandre rafraichit l’haleine, apaise l’organisme et aide à faire face au stress.  Donc profitez-en !
 
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
Eve Paquin Herboriste en formation
 
 

Le lin, une ancienne plante toujours d’actualité.


            Le lin, cette magnifique plante aux fleurs bleu pur, est l’une des premières qui fût cultivée, il y a environ cinq milles ans.  On connaît surtout le lin pour la fabrication de vêtements, du linoléum et de la peinture à l’huile, mais il est très utile aussi dans l’alimentation car il contient plusieurs vitamines et minéraux dont de la vitamine B et E, du calcium, du fer et du magnésium.
 
            En plus de supporter la santé en général, le lin est réputé pour protéger des cancers et contrer les maladies auto-immunes et rénales.  Il a des propriétés adoucissantes, anti-inflammatoires, émollientes, laxatives, anticancérigènes, phyto-oestrogéniques, hypocholestérolémiantes et nutritives.  Une bonne manière d’utiliser les graines de lin est en cataplasme sur la peau.  Le cataplasme soulage les contusions, les ulcères, les brûlures, les abcès, le psoriasis, l’urticaire et le zona.  On peut aussi l’utiliser pour les problèmes respiratoires telles que la bronchite, la pneumonie et la toux en l’étendant sur la peau à la hauteur des poumons.
 
Comment faire un cataplasme de graines de lin
Il faut moudre des graines de lin et les délayer dans de l’eau chaude jusqu’à une consistance qui s’étalera bien sur un coton à fromage ou une flanelle que l’on replie pour garder le mélange à l’intérieur.  On applique ensuite sur la peau, sur la zone à traiter.  On peut le laisser plusieurs heures.
 
            La consommation de graines de lin, quant à elle, contribue à la santé du système cardio-vasculaire, supporte les fonctions cérébrales, redonne du tonus à un intestin paresseux et au côlon irritable et réduit les symptômes de la ménopause.
 
Biscuits aux graines de lin
160 ml d’huile
125 ml de graines de lin moulues
125 ml de miel ou de sirop d’érable
750 ml de farine
une pincée de sel
Mélanger tous les ingrédients et disposer à la cuillère sur une plaque huilée.  Cuire à 350°F environ 20 minutes.
 
            Aujourd’hui le lin ne sert pas seulement pour les textiles et l’alimentation du bétail.  Les graines de lin sont un vrai trésor pour la peau et l’organisme en général.  Très nourrissantes et adoucissantes, elles apaisent et calment les enfants nerveux et hyperactifs.  Quant à l’huile de lin elle soulage l’adulte de plusieurs maladies et protège son corps.
 
 Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
Eve Paquin Herboriste en formation

Sportifs à vos plantes… prêts… récupérez !

Durant les vacances certains en profitent pour se reposer en se prélassant au soleil tel des lézards et d’autres en profitent pour faire plus de sport et d’activité physique que d’ordinaire.  L’activité physique en nature est particulièrement intéressante pour libérer le stress, détendre et faire circuler l’énergie.  Après et même pendant ces efforts sportifs, il est intéressant de bien récupérer avec l’aide des plantes suivantes :
 
·     Avoine fleurie : Elle fortifie et renforce les fonctions musculaires durant les entrainements et les exercices physiques.
 
·     Thé : Il contient de la caféine qui stimule le système cardiovasculaire et est très tonique.
 
·     Camomille allemande : Elle clame et soulage la douleur après l’effort.
 
·          Reine-des-prés : Elle est analgésique et anti-inflammatoire, elle contribue à réduire le niveau d’acidité dans l’organisme et aide à soigner les problèmes articulaires.
 
·          Lavande : Elle soulage les douleurs et détend les contractions musculaires.
 
Voici une recette intéressante à avoir avec soi pour l’exercice intense ou lors de randonnées de longue durées.  Ce mélange stimule, tonifie et donne de l’énergie et de l’endurance au corps. 
 
Vaporisateur pour sportifs
 
·     1 partie de tisane de plantes au choix (astragale, ortie, avoine fleurie, framboisier, gingembre, maté, piment de Cayenne, thé).
·     1 partie d’alcool à 40%
·     1 partie de jus d’aloès
 
Bien mélanger et mettre dans une bouteille munie d’un vaporisateur.  On vaporise le mélange sur le corps à l’arrière des genoux, sur les mollets et à l’intérieur des coudes.
 
Avec l’aide de ces précieuses plantes médicinales, vous pouvez profiter pleinement de vos vacances d’été sans les inconvénients du sport intense.  Sortez dehors et amusez-vous bien dans les merveilleux paysages du Québec !
 
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.

Bien plus que des fines herbes !

Quel bonheur en été que d’avoir un assortiment de fines herbes en pot sur le rebord de la fenêtre qui embaume la cuisine d’un doux parfum quand la brise souffle.  Saviez-vous que la plupart des fines herbes sont aussi des plantes médicinales.  En plus de donner de la saveur à nos mets les herbes culinaires agissent en prévention sur la santé lorsqu’on les intègre à notre alimentation en les ajoutant dans nos plats.  On peut, bien évidemment, les prendre en tisane ce qui agira pour renforcer et nourrir un aspect plus fragile de notre santé. Voici les propriétés de quelques fines herbes :
 
L’aneth :  Il supporte le système digestif, agit sur les maux d’estomac et les gaz et rafraîchit l’haleine.
 
Le basilic :  Il est calmant et digestif.  Il aide au sommeil et est un antiseptique intestinal.
 
La coriandre :  Elle est un excellent antistress et elle agit intensément sur les processus de digestion, d’assimilation et d’élimination.
 
La sauge :  Elle aide à assimiler les aliments plus lourds et plus gras, elle aide aussi lors de certains états dépressifs et est utile pour la ménopause.
 
La menthe :  Elle est digestive et stimulante. Excellente en tisane avec le basilic.
 
Le thym :  Il soutient l’immunité et c’est le spécialiste des poumons et des bronches.  C’est aussi un antiseptique très puissant.
 
Le romarin :  C’est le spécialiste des reins, il agit aussi sur le foie.  C’est un excellent tonique lors de surmenage et il aide avec la mémoire.
 
            Pour bien bénéficier des propriétés de ses fines herbes dans la cuisine il faut les laisser reposer quelques heures dans les plats froids.  Dans les mets chauds on les ajoute en fin de cuisson, soit dans les quinze dernières minutes.  Le romarin tolère une cuisson plus longue et une plus haute température, on peut donc le mettre dans nos mijotés.  Voici la recette d’une tisane digestive très efficace si vous avez des nausées, des gaz ou simplement de la difficulté à bien digérer.
 
Super tisane digestive
Trois parties de graines de fenouil / Une partie de racine de pissenlit
Deux parties de feuilles de romarin / Trois parties de feuilles de menthe
 
Faire un mélange homogène avec les plantes en les broyant tous en morceaux égaux et prendre 15 ml de ce mélange dans 375 ml d’eau chaude.  Laisser infuser  10 minutes, filtrer et boire.
 
            Que se soit dans notre assiette ou sur le rebord de la fenêtre, les fines herbes sont un incontournable de l’été, de la cuisine et de la santé !

Le grand ménage du printemps

Au printemps on en profite pour faire le grand ménage intérieur de la maison, mais cette année pourquoi ne pas faire aussi le grand ménage intérieur de votre corps !  C’est vrai on nettoie en profondeur la maison pour qu’elle soit bien propre alors nous pouvons aussi bien nettoyer notre corps afin d’éliminer les excès de nourriture, la pollution et le stress de l’hiver.  Parmi les  plantes qui fonctionnent très bien pour cet usage, nous parlerons du trèfle rouge et de la chicorée.
 
            La chicorée n’est pas seulement un substitut du café loin de là.  Elle nettoie les voies digestives et urinaires, elle favorise un bon fonctionnement de l’intestin et elle est aussi bénéfique pour les reins et la rate ; tout ça grâce à ses propriétés dépurative, diurétique, cholagogue, cholérétique et laxative douce.  Elle est reconnue pour éliminer les surplus de l’organisme.  Vous pouvez, bien sûr, la consommer comme substitut de café ou encore en tisane.  Voici une petite recette pour soulager le foie et le système digestif qui désintoxique et revitalise ces organes en particuliers.
 
Tonique pour le foie 
2 parts de racine de pissenlit
1 part de graines de chardon-Marie
1 part de racines de chicorée
Faire un concentré liquide avec ses trois plantes ou une tisane et prendre 2 à 3 fois par jour après les repas.  Prendre de 6 à 8 semaines.
 
            Ce sont les fleurs que l’on consomme quand on utilise le trèfle rouge.  Cette belle petite plante connue de tous a des propriétés altérative, anti-cancérigène, dépurative, expectorantes et anti-inflammatoire ce qui en fait une alliée pour bien nettoyer le corps et renforcer le système immunitaire.  Il reconstruit et fortifie aussi le sang et encourage la circulation de la lymphe.  Ce qui mesdames, parce qu’ils sont composés en majeure partie de tissus lymphatiques, améliorera la santé de vos seins.  Voici d’ailleurs une recette de tisane pour cet usage.
 
Tisane pour la lymphe et les seins 
2 parts de calendule
2 parts de trèfle rouge
1 part de gaillet
1 part d’alchémille
Menthe fraiche (pour améliorer le gout si désiré)
 
Mélanger les plantes séchées et faire une infusion à boire 2 à 4 fois par jour. Il est possible aussi de se faire une tisane simple de trèfle rouge en utilisant 1 ou 2 fleurs fraichement cueillies le matin, si on n’a pas toutes les autres plantes sous la main. Il faut laisser infuser deux heures quand la plante est fraiche.
 
            Ces deux plantes font des merveilles comme nettoyage de printemps pour votre corps.  Afin de les aider durant leur travail il est préférable de manger léger, de bien s’hydrater afin que les toxiques s’éliminent mieux et de bouger, exactement lorsqu’on entreprend le grand ménage du printemps de la maison!


Eve Paquin
Herboriste en formation
Pour conseils ou informations vous pouvez me rejoindre au : 450-334-3304

Finir l’hiver en force !

L’hiver tire à sa fin et c’est le temps de donner un dernier coup de pouce à notre système immunitaire afin de se rendre au printemps en pleine forme.  Le manque de lumière, la fatigue accumulée, le stress du froid et des conditions routières plus difficiles et l’alimentation hivernale plus lourde sont exigeants pour notre corps.  C’est pour cette raison qu’on a recours au piment de Cayenne et au ginseng pour aider notre immunité.
           
Le piment de Cayenne est un excellent stimulant du système circulatoire, car il nettoie le sang, renforce le pouls et régularise le cœur.  Il augmente la résistance de l’organisme aux attaques virales et il est particulièrement efficace lorsqu’il est pris au début d’un rhume ou d’une grippe.  Son effet rubéfiant soulage les douleurs musculaires, le lumbago, les crampes, les tendinites, les entorses et les douleurs arthritiques.  On l’utilise d’ailleurs pour ces problèmes sous forme d’huile de piment de Cayenne.
 
Huile de piment de Cayenne
 
On couvre de la poudre de Cayenne séchée avec le double d’huile d’olive ou de tournesol.  On laisse macérer deux ou trois mois sur le chauffe-eau ou près d’une source de chaleur similaire à l’abri de la lumière, puis on filtre.
 
            Le Ginseng est une super plante tonifiante qui stimule le système nerveux, et améliore une foule de fonctions physiologiques, y compris les fonctions immunitaires, digestives et respiratoires.  Il améliore aussi les capacités intellectuelles et physiques tout en fournissant une meilleure protection pour les personnes affaiblies et fatiguées, comme nous le sommes à la fin de l’hiver.  Il est très pratique aussi pour lutter contre la dépression en plus d’être un aphrodisiaque reconnu.  Une bonne manière d’incorporer le ginseng à notre diète est par l’alimentation.
 
Smoothie mangue-fraises au ginseng
 
1 tasse de lait de coco
1 banane, pelée, tranchée et congelée
1 bonne cuillère à soupe de poudre de ginseng
1 mangue, épluchée et coupée en dés
5 grosses fraises, coupées en tranches
Combinez tous les ingrédients dans un mélangeur jusqu’à consistance homogène.
 
            Avec le piment de Cayenne et le ginseng votre système immunitaire sera au top pour vous aider à affronter les derniers froids de l’hiver.  Donc allez-y gaiement et ajoutez-le à votre alimentation de différentes manières.
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
Eve Paquin
Herboriste en formation

Avoir son cœur … à cœur !

En février c’est le mois de l’amour, donc des cœurs, mais avant de prendre soin du cœur des autres il faut commencer par prendre bien soin du sien.  Je vous présente deux plantes expertes de la santé du cœur : l’agripaume et l’aubépine.
 
            L’agripaume est une belle plante vivace qui forme un petit buisson et qui peut servir de haie.  Elle a une action incroyable sur le cœur : elle apaise les palpitations, soutient l’activité du cœur, corrige l’arythmie cardiaque, elle desserre les cœurs lourds d’angoisse et favorise la relaxation sans provoquer de somnolence.  Une bonne manière de la prendre est en infusant ses feuilles ; surtout qu’une infusion, en plein mois de février ou au cœur de l’hiver, ça réchauffe le corps et l’esprit ! 
 
*Saviez-vous que chaque jour le cœur pompe l’équivalent de 8 000 litres de sang ce qui donne 100 000 battements cardiaques !! *
 
            L’aubépine, notre deuxième plante vedette du cœur, est aussi un joli petit arbuste aux fleurs blanches ou blanc rosé et est tout aussi efficace que sa consœur.  Elle régularise le cœur et la tension artérielle.  Elle est utilisée pour l’angine de poitrine, l’insuffisance cardiaque modérée et aide à la circulation sanguine.  L’aubépine renforce le cœur et en régularise le rythme.  Elle augmente le débit de la circulation coronarienne et diminue la résistance des vaisseaux capillaires puisqu’elle est vasodilatatrice.  Elle pourrait permettre de prévenir les infarctus si on en prend sur une base régulière à long terme.  La meilleure façon de prendre les baies de l’aubépine, car ce sont les baies qui sont médicinales, c’est en concentré liquide.  Je vous donne une petite recette avec les baies d’aubépine que j’ai trouvée très intéressante.
 
Biscuit de sorcière à l’aubépine
¾ de tasse de purée d’aubépine (on fait la purée avec les baies entières et de l’eau)
2/3 de tasse de farine
1/3 de tasse de beurre
½ tasse de cassonade
1 c. à soupe de miel
½ c. à thé de poudre à pâte
1 pincée de sel
 
 
Émietter le beurre dans la farine, rajouter la cassonade, la purée et les autres ingrédients.  Déposer à la cuillère sur une plaque de cuisson beurrée et déposer une amande sur le dessus (facultatif).  Cuire à 350 F pendant 15 à 18 minutes.
 
            En février on s’occupe de notre cœur, ce beau et puissant muscle, qui nous permet d’accomplir tant de choses.  Ensuite on pourra gâter le cœur de nos proches, amoureux et familles, car le nôtre sera renforcer et en santé grâce aux baies d’aubépine et aux feuilles d’agripaume.
           
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.

Déjouer les Blues de l’hiver

Conseils de la Nature   par Eve Paquin
 
          L’hiver est la période sombre de l’année : il fait froid, il y a moins de soleil, on reste plus souvent enfermé à l’intérieur, il y a moins de couleur, la nature dort et semble morte, il y a moins d’aération dans les maisons et les fruits et légumes sont moins variés.  Pas étonnant que certaines personnes souffrent des Bleus de l’hiver.  L’exposition au soleil est un bon remède à ce mal qui affecte l’esprit et les humeurs; c’est pourquoi tant de personnes partent dans le sud.  Mais si vous voulez un autre moyen de surmonter cette dépression saisonnière les plantes sont un bon remède, surtout le Millepertuis et l’Ashwaganda.
 
            Le millepertuis est principalement reconnu pour ses propriétés antidépressives et pour guérir les troubles nerveux et psychiques.  Je vous conseille une bonne tisane de millepertuis le soir tant et aussi longtemps que le mal de vivre vous tiraille et que la grisaille hante vos pensées.  C’est le meilleur antidépresseur naturel, car il apporte du soleil dans votre vie.  Cette plante merveilleuse est aussi analgésique, antibactérienne, anti-inflammatoire, antiseptique, antivirale et cicatrisante.  L’huile de millepertuis en application externe est apaisante, utile en cas de choc, de douleurs, de blessures et pour rééquilibrer.
 
Huile de Millepertuis
Une façon traditionnelle de faire l’huile de millepertuis est de placer des fleurs fraîchement cueillies dans un pot de verre et de couvrir d’huile (J’aime bien l’huile de ricin ou d’amande douce). Ensuite on place le pot sur le bord d’une fenêtre, au soleil, durant 21 jours et ensuite on filtre le tout. 
 
            Grace à ses propriétés sédatives et adaptogènes, l’ashwaganda aide à mieux réagir face au stress, à la nervosité, à l’anxiété et à la dépression.  Elle aide aussi contre les troubles du sommeil et augmente le système immunitaire.  Elle réduit l’asthme et aide à combattre les dépendances de toutes sortes (drogues, alcool, médicaments).  C’est un outil très précieux contre la mélancolie de l’hiver lorsque rien ne nous tente et que les pensées noires nous envahissent.  L’ashwaganda vient sous la forme d’une racine donc on en fait une décoction qu’on laisser infuser au moins 20 minutes pour avoir le maximum de ses vertus médicinales. Voici une recette de bain relaxant antistress quotidien que vous pouvez aussi utiliser comme tisane.  Personnellement quand j’en fais j’en garde une tasse à boire pendant que je suis dans le bain et je mets le reste de la décoction dans l’eau du bain.
 
Bain antistress quotidien
 
Racines d’ashwaganda  / Feuilles de menthe poivrée / Feuilles de mélisse
 
            Vous voici maintenant bien équipés pour contrer la morosité de l’hiver et retrouver votre soleil intérieur avec le millepertuis et l’ashwaganda, ces superbes plantes au pouvoir antidépresseur.
 
· Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
 
Eve Paquin
Herboriste en formation
Pour conseils ou informations vous pouvez me rejoindre au : 450-334-3304

Plantes pour un joyeux temps des fêtes

Le temps des fêtes est une belle période de réjouissance, mais aussi d’abus : on se couche tard, on mange beaucoup trop, on boit plus que de raison et on fait moins d’exercice.  Notre corps est très sollicité, le système digestif est surchargé, le système immunitaire est au plus bas et le moral ne va guère mieux avec toutes ses sollicitations.  Pour se remettre sur pieds arrivé en janvier rien de mieux que le gingembre et le chardon-Marie.
 
Le chardon-Marie est une plante exceptionnelle par son action sur le foie grâce à ses propriétés hépatoprotectrices, cholagogue et cholérétiques.  En plus il est antidépresseur !  Le chardon-Marie est tout indiqué pour supporter le foie lors d’une mauvaise alimentation, un empoisonnement alimentaire, un excès d’alcool, une prise de médicaments et pour la gueule de bois.  Moi, je le préfère en tisane avec des racines de pissenlit pour protéger mon foie et gérer mes hormones.  Je vous donne la recette, très utile, contre la gueule de bois.
 
Tisane anti gueule de bois
15 ml de racines de gingembre coupées finement
15 ml de graines de chardon-Marie moulues ou écrasées
On fait mijoter doucement dans une tasse d’eau durant 10 minutes.  On peut ajouter le jus d’un demi-citron.  On la boit en dedans de 30 minutes et on peut en reprendre 3 ou 4 fois dans la journée.  C’est aussi très bon contre le mal des transports.
 
Le gingembre, lui, travaille plus pour soulager le système digestif, les nausées de toutes sortes et les maux de tête.  Il tonifie aussi le cœur et stimule la circulation sanguine.  Il a des propriétés digestives, antiémétiques, stimulantes, expectorantes et anti-inflammatoires.  Pour profiter de ses bienfaits on peut seulement mâcher un bout de racine de gingembre, mais je dois vous avouer que c’est un peu fort et piquant en bouche.  Je vous conseille donc un bain au gingembre.
 
Bain stimulant au gingembre
45 à 60 ml de gingembre en poudre / 1 litre d’eau.
On fait bouillir l’eau, on arrête le feu et on rajoute le gingembre en brassant bien.  Après 15 minutes d’infusion, on verse dans le bain.  Je vous conseille de prendre en même temps une bonne tisane de racine de gingembre afin d’avoir une action complète à l’interne et à l’externe.  Attention par contre de ne pas en abuser, car le gingembre peut avoir un effet aphrodisiaque !
    
     Graines de chardon-Marie et racine de gingembre, deux essentiels pour passer un beau temps des fêtes en santé malgré les abus.  Ne pas oublier que la modération est toujours à favoriser. 
 
 Passez un joyeux temps des fêtes avec ceux que vous aimez !
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque


Prévenons la grippe ! (partie 2)

Après l’ail (vu le mois passé), l’échinacée est une plante merveilleuse pour se prévenir contre la grippe, car elle stimule le système immunitaire et aide à combattre une foule d’infections, allant du rhume aux infections pulmonaires graves.  Elle a des propriétés antimicrobiennes, antivirales, antifongiques et immunostimulantes ; c’est ce qui la rend si unique.
 
On peut la prendre en décoction de racines pendant 2 semaines pour un surplus de vitalité ou encore en concentré liquide.  Ce qui est important c’est de prendre une pause d’une semaine à chaque 2 semaines pour ne pas que le corps s’accoutume et que la plante perde son effet.
 
Décoction : Un genre d’infusion où l’on fait bouillir les racines d’une plante dans une casserole durant  plusieurs minutes pour en extraire les bienfaits et ensuite on boit le liquide ainsi obtenu.
 
            Il est très pratique pour cet usage d’avoir de l’échinacée chez soi, surtout que les fleurs sont spectaculaires en massif ou dans la plate-bande surtout avec le vaste choix de couleurs des différents cultivars.
 
            Pour terminer ce trio anti-grippe : le thym.  Le thym est la plante par excellence du système respiratoire, car il est expectorant et antiseptique.  Il apaise la toux, guérit les infections pulmonaires et réduit les maux de gorge.  On peut, tout comme l’échinacée, le prendre en prévention 3 à 4 semaines de suite en tisane ou en concentré liquide.  Je ne connais rien de mieux quand j’ai la grippe qu’une bonne tisane de thym avec un peu de miel.
 
            Je vous propose cette recette de vinaigre casse-grippe, car même avec toutes les précautions, parfois la grippe et le rhume nous sautent dessus.
 
Trio costaud Casse-grippe
 
Vinaigre médicinal de thym
Vinaigre médicinal d’échinacée
Vinaigre médicinal d’ail
 
On mélange les trois vinaigres en parts égales et on en prend quelques gouttes plusieurs fois par jour afin de se remettre sur pieds.
 
            L’ail, l’échinacée et le thym sont sans contredit les trois plantes à cultiver au jardin pour contrer nos  rudes hivers québécois et se prévenir de la grippe naturellement.  Assurez-vous de leur faire une place de choix dans votre aménagement paysager l’an prochain.
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
Eve Paquin
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Prévenons la grippe ! 

En automne il n’est jamais trop tôt pour se prévenir de la grippe en augmentant son système immunitaire et en le fortifiant.  Voici donc trois plantes expertes pour cet usage à avoir sous la main de l’automne jusqu’à la fonte des neiges : l’ail, le thym et l’échinacée.
 
La plante indispensable à avoir dans sa cuisine est sans aucuns doutes l’ail.  L’ail est vraiment magique avec ses propriétés antibactériennes, antivirales, antibiotiques, en plus elle tonifie le système immunitaire et réchauffe l’ensemble des organes du corps.  Il est intéressant de l’utiliser dans les plats que nous cuisinons, car elle diminue le cholestérol dans le sang et tue les mauvaises bactéries qui se trouvent dans notre intestin.  Pour les personnes qui sont réticentes à avoir une haleine d’ail, vous pouvez toujours prendre cette plante en vinaigre médicinal ou en aromatiser vos huiles préférées.
 
La meilleure méthode pour se préparer contre les maux de l’hiver avec l’ail est de le prendre en concentré liquide.  Voici donc ma recette super puissante qui est un mélange d’ail, d’oignons, de raifort, de gingembre et de piment de Cayenne.  Ce mélange est tout indiqué pour rhumes, grippes, tous les problèmes de gorge et les affections respiratoires diverses. 
 
Vinaigre de Dragon
 
Remplir un pot Masson avec :
¼ d’oignon haché
¼ d’ail haché
¼ de raifort haché
¼ de gingembre râpé ou haché finement
1 piment de Cayenne haché ou encore de la poudre de piment de Cayenne
On ne tasse pas les ingrédients, car ensuite on remplit le pot avec du vinaigre de cidre.
On laisse macérer un mois à l’ombre.  Ensuite on filtre et on met dans des bouteilles avec compte-goutte.  En prévention, on en prend, une fois par jour, 20 gouttes pour les adultes et 10 gouttes pour les enfants de 6 à 12 ans.
         
          Le mois prochain nous verrons comment le thym et l’échinacée aident aussi à se fortifier en prévision de la saison froide.  En attendant faites vos provisions d’ail; comme quoi une tresse d’ail à la fenêtre de la cuisine ne protège pas seulement contre les vampires !
 
Les recettes sont tirées du cours Herb Art de l’Herbothèque.
 
Eve Paquin
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